[…]

Écrire.
Je ne peux plus vivre qu’en m’arrachant de moi-même, qu’en arrachant de moi-même mes points de rupture et de suture, là où je sens davantage la déchirure, la collision, là où je me fragmente pour revivre dans d’incalculables ailleurs : terre, racines, arbres d’intensité, effervescence grenue à la face du soleil.

Écrire.
Quand l’indifférence s’évanouit. Quand tout me parle. Quand ma mémoire devient houleuse et que ses flots viennent se fracasser contre les rivages de mes yeux.
Je déchire l’amnésie, surgis armé et moissonneur implacable dans ce qui m’arrive, dans ce qui m’est arrivé.
Doucement mon émoi. Doucement ma détresse de ce qui fuit. Doucement ma fureur d’être.

[…]

Écrire.
Au jour le jour l’étau. Prisonnier ! Qu’est-ce à dire ? Une cellule tout ce qu’il y a de plus cellule : 2,30 mètres x 1,30 mètre environ. Cubage dans les normes paraît-il. Murs blanchis à la chaux, oh si chichement. Une ampoule suintant la misère de ses 25 watts encastrée dans le mur, mise hors d’atteinte par un verre dépoli massif, un w.-c. à la turque surmonté d’un robinet en cuivre, la petite fenêtre réglementaire avec les non moins réglementaires barreaux d’épaisseur respectable et, grand luxe, une petite étagère où le « pensionnaire » pourra ranger ses affaires. Devant vous, la porte grise avec son judas lui-même aveuglé par un système ingénieux de plaque métallique à glissière, à son tour perfectionné par un autre système de blocage constitué d’un fil de fer qui passe dans un anneau au milieu de la plaque et l’immobilise à la base. Vous avez enfin une plate-forme en maçonnerie enduite de ciment qui prend pompeusement la moitié de l’espace et reçoit la paillasse. C’est là que le pensionnaire trône, dort, fait ses cauchemars et parfois, au bout d’un dédale de raisonnements obscurs et d’hallucinations, décide de se suicider. Nous sommes bien sûr à la « Maison centrale », le joyau de la chaîne des pénitenciers du Pays du soleil.

Écrire.
Au jour le jour l’étau. Au jour le jour sa négation. Le ciel irréel et muet s’anime d’une foule de nuages alertes, reproduit la geste terrestre. Le soleil bondit par-dessus les murailles, renverse la grisaille et rassure sur l’imminence du printemps. L’air circule gonflé à bloc d’inextricables messages. Des oiseaux irrépressibles étalent leurs offrandes de couleurs, construisent, se reproduisent, apprennent à voler, braquent sur les yeux des miroirs flamboyants où se reflète la marche de la vie. Le rêve s’étoffe, devient vision organique de ce que la lucidité dévoile. Le futur n’a rien d’incertain, il irradie, sature le présent de sa matérialité.
Au jour le jour, ce prodige qui consiste à vivre, se transformer, mieux aimer, espérer plus fort, connaître le bonheur, abolir la solitude, battre au rythme cardiaque du monde, au cœur même de la citadelle érigée pour la mort lente, la dégradation, la soumission grégaire, le cynisme, la tristesse sauvage, l’exil humain. Alors il faudra bien, de cercle en cercle, réunir les fragments éparpillés, il faudra bien partir à cette nouvelle conquête de ses propres actes.

[…]

Écrire.

De nouveau cette nuit incommensurable. Un avion surgit brusquement dans le silence. Son vrombissement éclate comme des orgues aériennes détraquées. Il doit s’apprêter à atterrir. Pourquoi est-ce si poignant ? Et mon corps comme une caisse de résonance qui fourmille de partout.
Tu vois, un rien déclenche en moi ta présence, ce qui ne peut être simple souvenir mais vécu vibratoire qui me secoue sur mon grabat, me serre la gorge, me fait déposer le stylo, allumer machinalement une cigarette et m’éloigne dans cet espace croisé qui défie le temps et où nous marchons côte à côte, comblés.

 

[…]

Scrivere.
Posso vivere ormai soltanto strappandomi da me stesso, strappando da me stesso i punti di rottura e di sutura, là dove sento oltre lo strappo, la collisione, là dove mi frammento per rivivere nell’incommensurabile altrove: terra, radici, alberi d’intensità, effervescenza granulosa di fronte al sole.

Scrivere.
Quando l’indifferenza viene meno. Quando tutto mi parla. Quando la mia memoria si fa ondosa e i suoi fiotti vengono a fracassarsi contro le rive dei miei occhi.
Lacero l’amnesia, mi levo armato, mietitore implacabile in ciò che mi succede, in ciò che mi è successo.
Dolcemente mio turbamento. Dolcemente mio sconforto per ciò che sottrae. Dolcemente mio furore d’essere.

[…]

Scrivere.
Giorno per giorno la morsa. Prigioniero! Ovvero? Una cella, la cella per antonomasia: 2,30 metri x 1,30 metri circa. Metratura nella norma sembrava. Muri imbiancati di calce, oh così miseramente. Una lampadina che trasuda la miseria dei suoi 25 watt, incastrata nel muro, posta fuori portata dietro uno spesso vetro smerigliato, un w.c. alla turca sormontato da un rubinetto in rame, la finestrella regolamentare con altrettanto regolamentari sbarre di rispettabile spessore e, grande lusso, una piccola mensola dove il “pensionante” potrà sistemare le sue cose. Davanti a voi, la porta grigia col suo spioncino, anch’esso oscurato da un ingegnoso marchingegno, formato da una lastra metallica a scorrimento, a sua volta perfezionata da un altro sistema di protezione costituito di un filo di ferro che scorre in un anello al centro della lastra e la fissa alla base. Eccovi infine una piattaforma in muratura rivestita di cemento che prende enfaticamente la metà dello spazio e ospita il pagliericcio. È là che il pensionante troneggia, dorme, fa i suoi incubi e talvolta, alla fine di un dedalo di ragionamenti oscuri e d’allucinazioni, decide di suicidarsi. Proprio cos’, siamo alla “Maison Centrale”, il fiore all’occhiello della catena di penitenziari del Paese del sole.

Scrivere.
Giorno per giorno la morsa. Giorno per giorno la sua negazione. Il cielo irreale e muto si anima di una folla di rapide nubi, riprodotto il gesto terrestre. Il sole balza sopra le muraglie, rovescia il grigiore e rassicura sull’imminenza della primavera. L’aria circola gonfiata in blocchi d’inestricabili messaggi. Uccelli inarrestabili stendono le loro offerte di colori, costruiscono, si riproducono, imparano a rubare, puntano sugli occhi degli specchi fiammeggianti, dove si riflette la marcia della vita. Il sogno si appesantisce, si fa visione organica di ciò che la lucidità rivela. Il futuro non ha nulla d’incerto, irradia, satura il presente della sua materialità. Giorno per giorno, questo prodigio che consiste nel vivere, trasformarsi, amare, sperare più forte, conoscere la felicità, abolire la solitudine, pulsare a ritmo col battito cardiaco del mondo, nel cuore stesso della cittadella eretta per la morte lenta, il degrado, la sottomissione gregaria, il cinismo, la tristezza selvaggia, l’esilio umano. Converrà perciò riunire, di cerchio in cerchio, i frammenti sparpagliati, converrà partire per questa nuova conquista dei propri stessi gesti.

[…]

Scrivere.

Di nuovo questa notte incommensurabile. Un aereo spunta bruscamente nel silenzio. Il suo rombo esplode come gli organi aerei guasti. Deve prepararsi ad atterrare. Perché è così straziante? E il mio corpo come una cassa di risonanza che formicola da capo a piedi. Vedi, un niente scatena in me la tua presenza, ciò che non può essere semplice ricordo ma vissuto vibrante che mi scuote sul giaciglio, mi serra la gola, mi fa deporre la penna, accendere meccanicamente una sigaretta e mi allontana in questo spazio a croce che sfida il tempo e dove camminiamo fianco a fianco, felici.

Écrire.
Dois-je l’avouer. Je n’ai qu’une relative confiance en les mots, quand bien même je les tourne et les retourne dans tous les sens, les prononce à haute voix pour vérifier si le timbre n’en est pas fêlé, s’il ne s’est pas glissé dans le nombre quelques unités de mauvais aloi. Et quand je les enfile et ordonne, je dois me relire et me relire pour m’assurer encore que ce que j’ai écrit n’est ni ésotérique ni étranger à ce qui est recevable comme le fonds commun de nos peines et espérances. Écrire est une telle responsabilité. Et du moment que je l’assume (oh oui je l’assume), il n’est pas possible de biaiser, de se contenter de l’à-peu-près. Il faut pouvoir défendre chaque mot, chaque phrase, et si possible n’avoir rien à défendre, faire en sorte qu’ils s’adressent et s’imposent à la sensibilité de chacun comme ce crépitement familier de la pluie indispensable à la terre, comme ces fleurs innombrables et souvent étranges sans lesquelles le printemps avorte.
Mais doucement mon intransigeance. Doucement démon rationnel de la poésie.

Écrire, écrire, ne jamais cesser. Cette nuit et toutes les nuits à venir.
Encore une nuit où je ne peux qu’écrire, me heurter à ce silence qui me nargue dans son idiome d’exil. Je me tends entièrement pour explorer cette voix de la nuit carcérale.
J’écoute, et peu à peu j’en perçois l’harmonie, j’en parcours l’étendue, reçois comme en contrepoint ses échos sanglants. Je traque le silence, lui arrache la puissante rumeur contre laquelle ses digues cèdent de plus en plus, s’effondrent en un fracas qui m’éblouit et s’éparpillent dans la nuit.
Le pays vient à moi, chant aérien surgi du fond de l’histoire, forge d’incandescence et de sueurs, de muscles huilés battant l’enclume de la matière rebelle, semailles, moissons, pain et olives noires partagés, écume de thé brûlant dont on se passe le verre de main en main, trompes, musettes et tambours soulevant les ruelles en processions bariolées, rires et trémoussements d’enfants ivres de musiques et de parfums, chevilles rouges de femmes juchées sur des tables rondes, battant la mesure avec les pieds, les seins vibrant en mûres grenades de fraîcheur, frénésie de crotales, musiciens déconnectés égorgeant ostensiblement des violons surchauffés, électrocutant les tambourins, éventrant des luths dodus flambant de toutes leurs incrustations. Long silence puis le pays revient à moi, la face ravagée, méconnaissable. Cris ici ou là, d’une rixe, d’un viol, d’un meurtre. Cris d’enfants aux yeux hagards fouettés pour apprendre et se taire. Cris de deuils et de pleureuses se lacérant les joues, s’arrachant les cheveux, battant le sol de leurs foulards, se tapant les cuisses et se cognant la tête contre les murs. Cris de nourrissons abandonnés dans les baraques des bidonvilles, dans la pénombre de tous les manques. Cris chauffés à blanc de malnutrition et de fièvres. Cris de femmes battues à mort par des mâles saouls et désespérés. Gémissements et râles de ces femmes terrorisées, embrassant les pieds de leur agresseur pour demander pitié, pour l’amour de Dieu, pour les enfants, pour les misères partagées. Cris de Mars portés par le vent de haine des insurgés, écoliers mitraillés en plein soleil des fausses indépendances, blindés dinosauriens contre de tout petits rêves pressentis dans la germination des jours, la marée du soleil, le sourire des hommes. Cris de mes camarades sous le perchoir, la pau de ara, la magnéto. Cris quand le cri devient espéranto de résistance, mélopée épique du drame humain et de l’espérance. Oh mes doux camarades, ma chair hallucinée, mon cœur gros d’amour à n’en plus pouvoir, vos yeux inoubliables de promesses, notre tendresse irrépressible.

Scrivere.
Devo confessarlo. Nutro relativa fiducia nelle parole, anche se le volto e rivolto in tutti i sensi, anche se le pronuncio ad alta voce per verificare che il loro timbro non si sia incrinato, che nel numero non si sia infilata qualche unità di bassa lega. E quando le allineo e sistemo, devo leggermi e rileggermi, per assicurarmi ancora che ciò che ho scritto non sia né esoterico né estraneo a ciò che è accettabile come i fondi comuni dei nostri dolori e delle nostre speranze. Scrivere è questa responsabilità. E dal momento che me l’assumo, oh sì, me l’assumo, non è possibile tergiversare, accontentarsi dell’approssimazione. Bisogna potere difendere ogni parola, ogni frase, e se possibile non avere niente da difendere, fare in modo che si rivolgano e s’impongano alla sensibilità di ciascuno come questo crepitìo familiare della pioggia, che è indispensabile alla terra, come i fiori innumerevoli e spesso strani senza i quali la primavera abortisce.
Ma dolcemente mia intransigenza. Dolcemente demonio razionale della poesia.

Scrivere, scrivere, non smettere mai. Questa notte e tutte le notti a venire.
Ancora una notte in cui non posso far altro che scrivere, sbattere contro questo silenzio che mi sfida nel suo idioma d’esilio. Mi tendo al massimo per esplorare questa voce della notte carceraria. Ascolto, e a poco a poco ne percepisco l’armonia, ne percorro la superficie, ne ricevo come in contrappunto gli echi insanguinati. Bracco il silenzio, gli strappo la voce potente contro la quale le sue dighe cedono sempre di più, crollano in un fragore che mi abbaglia e si sparpagliano nella notte.
Il paese viene a me, canto aereo spuntato del fondo della storia, fucina d’incandescenza e sudori, di muscoli oliati che picchiano l’incudine della materia ribelle, semina, mietiture, pane e olive nere condivise, schiuma di tè bollente nel bicchiere che ci si passa di mano in mano, proboscidi, zaini e tamburi sollevando le viuzze in processioni variopinte, risa e dimenarsi di bambini ebbri di musiche e profumi, caviglie rosse di donne appollaiate su tavoli rotondi, a battere il tempo coi piedi, i seni vibranti in mature melagrane di freschezza, frenesia di crotali, musicisti fuoritempo che ostentatamente sgozzano violini surriscaldati, fulminando tamburelli, sventrando liuti paffuti fiammeggianti di tutte le loro incrostazioni. Lungo silenzio poi il paese ritorna a me, col volto devastato, irriconoscibile. Grida qua o là, di una rissa, di uno stupro, di un omicidio. Grida di bambini dagli occhi stravolti, frustati perché imparino a tacere. Grida di lutti e di donne in lacrime che si lacerano le guance, strappandosi i capelli, picchiando il suolo coi foulard, che si battono le cosce e sbattono la testa contro i muri. Grida di lattanti abbandonati nelle baracche delle bidonville, nella penombra di tutte le mancanze. Grida incendiate dalla malnutrizione e dalle febbri. Grida di donne picchiate a morte da maschi ubriaci e disperati. Gemiti e rantoli di queste donne terrorizzate, che baciano i piedi del loro aggressore per chiedere pietà, per l’amore di Dio, per i bambini, per le miserie condivise. Grida di Marzo portate dal vento d’odio degli insorti, scolari mitragliati al pieno sole delle false indipendenze, blindati dinosauri contro minuscoli sogni intuiti nella germinazione dei giorni, la marea del sole, il sorriso degli uomini. Grida dei miei compagni sotto il trespolo, il pau di ara, il magnete. Grida quando il grido diviene esperanto di resistenza, melopea epica del dramma umano e della speranza. Oh miei dolci compagni, mia carne allucinata, mio cuore gonfio d’amore da non poterne più, i vosti occhi indimenticabili di promesse, la nostra inarrestabile tenerezza.

Écrire.
À mi-chemin, debout, au fil de l’étau et des blessures, j’écris.
Passent les ans
—————–galopent
Les aiguilles sécateurs fauchent les cadrans
broient la main du cyclope
——————————–avachi sur son trône
Mon peuple marche
et j’existe
———–rebelle

 

Maison centrale de Kénitra, janvier 1976

Scrivere.
A metà strada, in piedi, col passare della morsa e delle
ferite, scrivo.
Passano gli anni
——————-galoppano
Le cesoie delle lancette falciano i quadranti
stritolano la mano del ciclope
———————————-afflosciato sul trono
Il mio popolo cammina
e io esisto
———–ribelle

 

Carcere di Kénitra, gennaio 1976

“Le più belle poesie / si scrivono sopra le pietre” scrive Alda Merini, “coi ginocchi piagati / e le mani aguzzate dal mistero.” E Abdellatif Laâbi le sue poesie più belle le ha scritte in una cella di prigione in Marocco, dove è stato confinato per otto anni in ragione delle sue idee e della sua attività letteraria, dove ha subito le più atroci torture e spietate umiliazioni. Le poesie più necessarie e urgenti, quelle più potenti Laâbi le scrive ogni volta che torna in quella cella, nella solitudine e nel silenzio, nel dolore e nell’assenza di risposte che fanno levare e riecheggiare la sua voce con forza contro l’ingiustizia, contro ogni genere di prepotenza e sopraffazione. Di fronte al male il poeta non chiude mai gli occhi, neppure quando se ne trova sommerso e all’apparenza sopraffatto e schiacciato. Perché il poeta è per Laâbi colui che ha il compito di sobbarcarsi il male, il proprio e quello del mondo, di viverlo interamente, fino in fondo, per restituirci la parvenza di un senso. Il poeta non può in alcun modo sottrarsi al proprio compito, al dovere morale di guardare in volto il nemico, di sbugiardarlo, spogliando – con la sola forza delle parole e l’ardore del grido – i suoi carnefici, abbruttiti e disumanizzati fino al ridicolo, fino al grottesco. Anche una volta uscito di prigione, il poeta tornerà spesso con la mente agli anni terribili trascorsi in carcere. E lo farà senza remore, rivisitando i luoghi di un martirio che non ha perché, di una ferocia che non ha ragioni. Anche a distanza di anni dalla sua scarcerazione, dall’esilio francese, vissuto “con il Marocco nel cuore”, Laâbi affronta, ripercorre e rivive tutto il male subito, in prima persona e dai suoi compagni di sventura, e ritrova la lucida rabbia che lo aiutò a sopravvivere all’orrore. La sua poesia si fa protesta, la sua voce si leva in nome di tutti coloro cui la voce è stata sottratta, il suo verso diviene grido collettivo contro la degradazione che l’umano subisce quando va contro l’umano, e dunque contro se stesso, prima ancora che contro qualsiasi dio, o idolo, o simulacro, o proiezione ideologica, prima ancora che contro la legge. Perché non c’è ingiustizia più grande, non c’è sacrilegio più esecrabile, non c’è delitto più turpe che infliggere dolore ai propri simili, consapevolmente, deliberatamente, e senza alcuna ragione oltre l’aberrazione di un simulacro di religione che si fa pretesto e strumento di morte.

 

Dall’introduzione di Chiara De Luca

da A ricomporre il colore dei suoi occhi. Poesie e altri testi scelti, 1966-2014, Edizioni Kolibris 2015. Traduzione di Chiara De Luca

Abdellatif Laâbi è nato nel 1942, a Fès, in Marocco. La sua opposizione intellettuale al regime ha fatto sì che fosse arrestato e incarcerato per otto anni. Liberato nel 1980, è andato in esilio volontario in Francia nel 1985. Da allora, vive (con il Marocco nel cuore) nella banlieu parigina. Il suo vissuto è la sorgente primaria di un’opera plurale (poesia, narrativa, teatro, saggistica) posta alla confluenza di culture differenti, radicata in un umanesimo battagliero, intrisa d’ironia e tenerezza. Ha ricevuto il Prix Goncourt de la poésie nel 2009, e il Grand Prix de la francophonie dell’Académie Française nel 2011. Sue opere sono tradotte in varie lingue, tra cui arabo, spagnolo, inglese, tedesco, italiano, olandese, turco. Laâbi stesso ha tradotto dall’arabo molti autori contemporanei (Mahmoud Darwich, Abdelwahab Al-Bayati, Mohammed Al-Maghout, Saâdi Youcef, Abdallah Zrika, Ghassan Kanafani, Qassem Haddad, tra gli altri.)